Roméo et Juliette par le Royal Ballet of London
La chorégraphie de Mc Millan n'est pas ma préférée. Mis à part le pas de deux du balcon et la scène du tombeau tout deux à couper le souffle, je n'y trouve aucun intérêt. J'en ai vu de bien plus intéressante. Mais les danseurs défendent cette version avec conviction et cela marche bien.
Ce soir là, Juliette était Mara Galeazzi. Je ne la connaissais pas et ce fût une grande découverte. Sa Juliette est tout simplement magnifique et n'a pas été sans me rappeller une des plus grandes Juliette de notre époque, Alessandra Ferri.
Petite fille espiègle et joueuse, faisant tourner sa nounou en bourrique nous suivons pas à pas sa transformation en jeune fille découvrant l'amour puis en femme passionnée face à son destin.
Roméo était campé par Rupert Pannefather qui remplaςait Edward Watson. Il ne m'a malheureusement pas du tout convaincu. Son interprétation est très plate. Sa rencontre avec Juliette est effarante, sans parler du pas de deux du balcon. On se demande pourquoi il prend tous ces risques pour voir Juliette. On voit des étoiles dans les yeux de Juliette lorsqu'elle admire Roméo. Roméo, lui n'a pas d'étoile. A mon avis il doit ressentir la même émotion en regardant ses paires de chaussettes.
La scène finale est un peu plus expressive mais 3 minutes sur un ballet de 2h30 c'est peu. Et encore, son tombeau n'était pas non plus au point de faire pleurer.
Techniquement il est très dans le sol. Beaucoup trop. Pas d'élévation, c'est lourd. Pour moi Roméo ne doit pas toucher le sol. Je pense toujours à l'expression "l'amour donne des ailes", Roméo et Juliette doivent s'envoler sur scène, être au-dessus de cette apesanteur terrestre pour s'élever au niveau de leur amour. Les couples Ferri-Bocca, Ferri-Eagling, Loudières-Legris y arrivent à la perfection. Les voir danser touche au sublime. Si Galeazzi atteint aussi cette perfection, la non-performance de son partenaire vient gâcher l'affaire. J'ai pensé que c'était peut-être dû au remplacement mais si tel était le cas cela aurait aussi dû affecter Galeazzi.
Thomas Whitehead est un Tybalt magnifique, très convaicant dans sa mort. Il n'en fait pas des tonnes comme on peut le voir parfois. Son agonie est crédible et poignante.
Benvolio (Johannes Stepanek) et Mercutio (Ricardo Cervera) tirent leur épingle du jeu avec brio.
Paris ( Davis Pickering) n'a pas grand chose à faire mais il le fait bien.
Les Capulet (William Tucket et Isabel McMeekan) assurent leur rôle.
Le corps de ballet se porte bien avec de beaux ensembles et un niveau technique excellent.
Très belle soirée!
Par Alice aliceinwonderdanmark, Dimanche 11 Novembre 2007 à 13:30 GMT+2 dans Critiques/Review (article, RSS)







