Tatouage
Pendant de très longues années je croyais le tatouage réservé aux motards et aux cammioneurs. Puis je suis sortie du carcan familial et ses idées préconcues, le tatouage aussi. De plus en plus de gens, non motards, non cammioneurs se font tatouer et autre chose que des motifs de guerre ou des dragons chinois.
Disons-le tout net, je déteste les tatouages sur tout le corps et certains motifs. Je trouve ca extrêment vulgaire. Par contre cela fait déjà un moment que j'apprécie les petits tatouages discrets. Oui mais apprécier chez les autres ne signifie pas être prête à tester sur soi. Non non. C'est joli, c'est mignon mais sur moi jamais. Enfin jamais, disons que si je pouvais l'effacer sans souci je tenterais sans doute la chose. Parce que ce n'est pas une mince affaire que de se faire tatouer. Il faut être sûr(e) du motif. Imaginons que dans 5 ans le motif je ne puisse plus le voir en peinture (cas de le dire)? Que faire? Une dermabraison? Beurk, rien que d'y penser ca m'hôte toute envie de tatouage. Et puis où? Visible, non visible? Si visible il faut l'asssumer partout: en boîte, au restau entre ami(e)s, à un entretien d'embauche, au boulot, à la danse, au mariage de sa meilleure amie, bref partout partout et tout le temps.
Si pas visible: plus facile à gérer mais certaines personnes veulent un tatouage pour qu'il soit vu.
J'avoue que je suis partagée. Je ne veux pas qu'on le voit tout le temps. Non. Je veux le faire pour moi avant tout, bien égoïstement. En fait ca n'est pas tant l'endroit que le motif qui me pose problème. Je veux être sûre du dessin. De toute facon, je ne suis pas pressée. Je crois que j'ai pensé inconsciemmemt à un tatouage, à tel point que le motif et l'envie se sont imposés d'eux-mêmes. Deux jours après ma révélation je prenais rendez-vous chez l'une des seules tatoueuses agrées par le ministère de la santé danois d'Århus. Tellement seule que la liste d'attente est de 6 mois. Je suis décue car je languis de le faire mais d'un autre coté, avec le recul, je me dis que ce n'est pas plus mal comme ca. En 6 mois on a le temps de se faire à l'idée ou non d'un tatouage et de changer d'avis. Si au bout de 6 mois on est toujours aussi impatient(e) c'est qu'on en a vraiment envie.
Je dois en avoir réellement envie car je suis tout aussi excitée 6 mois après et c'est avec une visible satisfaction mêlée à une légère nervosité que je pousse la porte de l'atelier.
La tatoueuse nettoie la zone à tatouer et décalque le motif pour être sûre de l'endroit exact où je veux le tatouage. Une fois le dessin en place (j'ai choisi le bas du ventre) je m'allonge sur la table et elle commence à tatouer. C'est comme quand on se gratte, c'est la même sensation mais ce n'est pas du tout douloureux. Peut-être parce que je le fais sur une zone pas trop sensible. En tout cas la seule chose douloureuse c'est le bruit de l'engin: la fraise du dentiste puissance 10. Je ne sais pas comment fait la dame pour supporter ce bruit à longueur de journée et surtout pour ne pas être sourde parce qu'en 20 minutes j'ai cru que mes tympans allaient éclater et j'ai gardé le son dans les oreilles une bonne heure après la fin.
Quoi qu'il en soit le résultat est là et satisfaisant. Je suis heureuse de l'avoir fait mais pas de regret de ne pas l'avoir fait plus tôt. Je pense qu'il faut être sûr(e) de ce que l'on veut. Si on se tatoue parce que ca fait cool et que c'est la mode ou sur un coup de tête on risque de le regretter. Il faut prendre son temps, réfléchir, ne surtout pas se précipiter.
Actuellement je me pose la question d'un 2eme tatouage dans le bas du dos cette fois.
Pour la petite histoire il s'agit d'un cygne (référence au Lac des Cygnes) tenant dans son bec une fleur de lys (la fleur de Gisèle). Ben oui, vous le saviez pas que je suis dingue de danse classique?
Par Alice aliceinwonderdanmark, Jeudi 30 Aout 2007 à 18:55 GMT+2 dans Je suis une grande testeuse/big test/jeg prøver alt (article, RSS)







